PRISES DE POSITION OFFICIELLES
Le PS vaudois s’oppose au grand frère socialiste
Gian-Reto Plattner, conseiller aux Etats socialistes, n’a pas fait le voyage de Bâle pour rien. Au terme
de plus d’une heure de débat, par 100 voix contre 16 et 15 abstentions, les socialistes vaudois, réunis
en congrès à Lausanne, ont décidé de ne pas suivre le mot d’ordre du parti suisse.
Ils recommande le non à l’initiative pour la protection du génie génétique, soumise
en votation populaire le 7 juin prochain. Les deux conseillers fédéraux Dreifuss et Leuenberger ne seront
donc pas les seuls à s’opposer à l’avis, de plus en plus controversé, du PSS.
Dans le camp des grandes multinationales:
Les délégués n’ont pas suivi le raisonnement tacticien du groupe socialiste des chambres
et du comité central développé l’été dernier, on doit accepter l’initiative
parce que les chambres ont repoussé le contre-projet socialiste; le PSS ne peut pas se trouver dans le même
camp que les grandes firmes pharmaceutiques pas assez soucieuses d’éthique :si le rejet de l’initiative
est trop massif, le paquet Gen-Lex sera démantelé par la droite du Parlement. Faisant partie des
" amers du groupe socialiste ", le conseiller national vaudois Pierre Chiffelle a plaidé
pour la liberté de vote, alors que sa collègue Francine Jeanprêtre, conseillière d’Etat
élue, a dit qu’elle restait très partagée.
Novartis et les aveugles:
Mais, face à la sauvegarde des emplois, tout aussi importante à Bâle que dans le canton
de Vaud, a rappelé M. Platter, face à des recherches qui permettent de lutter contre les maladies,
les doutes de ses deux mandataires fédéraux n’ont guère ébranlé la base. " Ce
n’est pas le moment de faire la leçon aux multinationales. Notre antipathie pour Novartis ne doit pas nous
rendre aveugles, a argumenté le jeune conseiller communal lausannois Roger Nordmann, le PSV doit prendre
ses responsabilités et montrer qu’il y a au moins une sections socialiste raisonnable en Suisse ".
" Est-il posible de renoncer au génie génétique dans un pays avancé ? s’est
demandé l’ancien conseiller d’Etat vaudois André Gavillet. Les socialistes ont pour tradition de
se battre contre les fatalités qui marquent les hommes, y compris celle de la nature. " Et de
citer la lutte contre la tuberculose naguère par le développement du logement social.
Même les rares partisans de l’initiative ne sont pas parvenus à se convaincre que le texte n’était
pas excessif.
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