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Dans l'Union européenne, on distingue en principe entre l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés dans des systèmes confinés et la dissémination de ces organismes dans l'environnement. Les systèmes confinés sont régis par plusieurs directives: Directive 90/219 CEE Elle admet néanmoins la nécessité de limiter les effets potentiels nuisibles sur la santé de l'homme et sur l'environnement et de garantir des conditions de développement sûres pour la biotechnologie. Les expériences faites avec des organismes génétiquement modifiés doivent être approuvées par les autorités nationales compétentes. Il est prévu de mettre en place un dispositif pour ce qui est des mesures à prendre à la suite d'un accident et d'en garantir la coordination internationale. Les mesures concernent les laboratoires et les établissements qui travaillent avec des organismes génétiquement modifiés, les projets de recherche ou de production. Une distinction est établie entre les petits projets de recherche, de développement ou d'enseignement sans but industriel (catégorie A) et les projets à caractère industriel (catégorie B). Les projets doivent être officiellement enregistrés et bénéficier d'une autorisation; de plus, les projets de recherche ou de production sont soumis à notification et à évaluation des risques encourus. Directive 90/679 CEE Directive 90/220 CEE Une directive sur la protection juridique des inventions en matière de biotechnologie est en préparation. Toutefois, un premier projet s'est récemment heurté à la résistance du Parlement européen. Règlement relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires (novel food)
Le règlement traite à l'échelle de l'Union de la mise dans le commerce de nouveaux aliments et ingrédients alimentaires ainsi que de l'autorisation de ces aliments et de leur éventuelle description. Il ne concerne donc pas uniquement ceux qui sont génétiquement modifiés. Il s'applique aux nouveaux aliments suivants:
Ne tombent pas sous le coup de ce règlement - et ne sont donc pas soumis à déclaration - les additifs alimentaires (enzymes par exemple), les arômes et les solvants d'extraction pour le traitement d'aliments réglementés par les directives spéciales comme la Directive 90/219 CEE (Directive sur les mesures de confinement) et la Directive 90/220 CEE(Directive sur la dissémination). Le règlement relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients est fondé sur l'idée que le consommateur final a droit à une information claire et complète. Selon le principe de l'équivalence «substantielle» à des aliments existants, les nouveaux aliments et additifs alimentaires doivent être déclarés:
Le règlement entre en vigueur 90 jours après sa publication dans le Journal officiel des Communautés européennes, c'est-à-dire au début de l'été 1997. |
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Contrairement à la Suisse qui cherche à adapter et à affiner ses différentes lois à l'évolution en matière de génie génétique et de biotechnologie, l'Allemagne a choisi d'introduire des directives au moyen d'une loi spécifique sur le génie génétique, assortie de diverses ordonnances. Ces textes réglementent la construction et l'exploitation d'installations utilisées pour des travaux de génie génétique, la dissémination d'organismes modifiés par génie génétique et la commercialisation de produits qui font appel aux méthodes du génie génétique. De toutes les lois qui ont été élaborées dans le monde à ce jour sur ces questions, la loi allemande sur le génie génétique est celle qui va le plus loin. Elle recouvre la protection de l'environnement, celle de l'être humain en tant que personne, travailleur ou consommateur et réglemente aussi la recherche et le recours au génie génétique. Mais la loi allemande va être révisée, car le texte très rigoureux en vigueur a valu aux entreprises allemandes d'être moins concurrentielles que les sociétés américaines. Elle leur a aussi occasionné des coûts administratifs disproportionnés et entraîné de nombreuses délocalisations. A titre d'exemple, l'insuline humaine produite par génie génétique doit être importée car sa production en Allemagne n'est pas autorisée. |
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Les Etats-Unis ont été le premier pays à réglementer l'application du génie génétique et l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés. Les directives du National Institute of Health (NIH) remontent à 1975. Elles ont été adaptées depuis à l'évolution des connaissances, c'est-à-dire régulièrement complétées et assouplies. Ces directives s'adressaient surtout aux instituts de recherche financés par les deniers publics; néanmoins, à la fin des années quatre-vingt, elles furent déclarées de portée générale. Avec les directives de l'OCDE, elles servent aujourd'hui de base aux réglementations et recommandations en vigueur dans divers pays. La réglementation en matière de génie génétique et de biotechnologie aux Etats-Unis repose sur une approche différenciée en fonction des produits. La biotechnologie est considérée comme une technologie comme une autre, ne nécessitant pas l'élaboration d'une loi séparée. Il n'existe aux Etats-Unis aucune réglementation nationale spécifique s'appliquant à la recherche sur le génie génétique dans les systèmes confinés. Les Etats édictent leurs propres règles sur la base des directives du NIH. La procédure est différente pour la dissémination: selon le type de l'organisme à utiliser et de la mise en oeuvre prévue, les critères de divers offices ou autorités sont pris en compte. Les Etats-Unis ne connaissent aucun motif excluant la brevetabilité des animaux ou des végétaux. |
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Comme aux Etats-Unis, ce sont des lois de caractère général qui, au Japon, réglementent le génie génétique. Elles sont complétées par une multitude de directives édictées par différents ministères. C'est ainsi qu'une série de directives nationales s'appliquent aux travaux effectués sur des organismes génétiquement modifiés dans des systèmes confinés. La dissémination à titre expérimental de plantes génétiquement modifiées est soumise aux directives du Ministère de l'agriculture qui prévoit une procédure en quatre étapes. Il n'existe pas encore de dispositions concernant la mise de produits dans le commerce. Au Japon, une invention applicable industriellement est brevetable si elle ne contrevient pas aux bonnes moeurs, à l'ordre public ou à la santé.
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