PRISES DE POSITION OFFICIELLES L'INITIATIVE POUR L'INTERDICTION DU GENIE GENETIQUE TROMPE LES CONSOMMATEURS
(Communiqué de presse)
L'industrie alimentaire dit clairement "Non"!
L'industrie alimentaire rejette l'initiative dite "Pour la protection génétique".
Avec les interdiction absolues qu'elle contient, elle va bien au-delà de son but déclaré.
De plus, elle veut isoler la Suisse dans un domaine technologique clé. En ce qui concerne l'utilisation
de matières premières génétiquement modifiées ("OGM") dans les denrées
alimentaires, les auteurs de l'initiative trompent les consommateurs: l'initiative ne concerne ni l'importation,
ni la transformation de produits à base de soja et de maïs transgéniques.
Les auteurs de l'initiative veulent susciter l'émotion dans la campagne en braquant l'opinion sur le
domaine alimentaire. En fait, l'initiative ne touche guère cette question, à l'exception de l'interdiction
de disséminer des plantes génétiquement modifiées, ce qui empêcherait les agriculteurs
suisses de profiter des progrès réalisés dans les méthodes de production des semences,
qui permettent une culture plus écologique et un meilleur rendement.
Les auteurs de l'initiative trompent les consommateurs La moitié de nos aliments est importée, soit sous forme d'aliments prêts à la consommation,
soit sous forme de matières premières pour les entreprises suisses de production. Un "oui"
à l'initiative ne changerait rien au fait qu'à l'étranger, des plantes génétiquement
modifiées continueraient d'être cultivées, donc utilisées dans la fabrication de produits
alimentaires que la Suisse pourrait importer. L'initiative ne peut pas arrêter ce développement. Ses
partisans jettent de la poudre aux yeux des citoyens et citoyennes lorsqu'ils prétendent que l'acceptation
de l'initiative permettrait d'écarter les aliments transgéniques de nos magasins. Leur propagande
contre les aliments transgéniques trompe délibérément les consommateurs.
Un cadre légal strict La Suisse dispose d'une réglementation stricte qui permet déjà aujourd'hui d'exclure les
abus ou d'empêcher toute dérive. Les lois du programme Gen-Lex vont combler les lacunes qui subsistent.
Notre pays ne peut se permettre de demeurer à l'écart du génie génétique, même
dans le domaine alimentaire. Notre droit alimentaire déjà en vigueur depuis 1995 soumet cependant
les aliments transgéniques à une réglementation plus sévère que tous les autres
pays. L'obligation d'obtenir une autorisation pour tous les produits OGM rend possible un contrôle étendu
de leur sécurité pour l'environnement et pour la santé. L'étiquetage prescrit par la
loi suisse va plus loin que celui de l'UE et offre la liberté de choix aux consommateurs entre les aliments
conventionnels et transgéniques.
Transparence et liberté de choix L'industrie alimentaire est favorable à la déclaration comme telle des aliments transgéniques.
Ils sont aussi irréprochables pour la santé que les produits conventionnels et d'une aussi grande
qualité. La branche tient à maintenir à l'avenir l'offre des produits classiques et biologiques.
Dans le commerce international, un mélange minime ne peut être totalement exclu. Il faut donc définir
une limite d'OGM admise dans les produits conventionnels. La liberté de choix devient illusoire si la majorité
des aliments classiques doivent être déclarés comme "produits OGM" à cause
d'une part minime d'ingrédients non conventionnels. L'industrie alimentaire attend du Conseil fédéral
qu'il fixe rapidement cette valeur et publie la méthode d'analyse quantitative nécessaire à
son contrôle.
Berne, le 30 avril 1998 (?)
Pour de plus amples renseignements: FIAL, B. Hodler et S. Lauber Fürst, Elfenstr. 19, 3000 Berne
16 (Tél. 031 352 11 88)
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