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Monsanto reporte le lancement d'une variété de blé transgénique
La Commission canadienne du blé, les écologistes et les producteurs ne cachent pas leur satisfaction à l'égard de la décision prise par le géant agrochimique américain.
Le géant agrochimique américain Monsanto a annoncé hier qu'il reportait le lancement de la toute première variété de blé génétiquement modifié au monde, le Roundup Ready. Le projet suscitait une vive controverse, notamment au Canada.
Monsanto a cependant indiqué que cette décision s'inscrit dans le cadre d'une révision de ses priorités en matière de recherche et développement. Elle fait suite à des consultations exhaustives menées auprès des céréaliers, indique un communiqué diffusé par la filiale canadienne du groupe.
Projet lancé en 1977
"Nous allons continuer de surveiller l'industrie du blé pour connaître ses souhaits concernant les améliorations à apporter aux semences, soit par hybridation ou biotechnologie, de façon à établir si et quand il pourrait être pratique de lancer un produit de blé génétiquement modifié", a déclaré le vice-président de Monsanto, Carl Casale.
Ce projet de blé de printemps avait été lancé en 1997. Des essais expérimentaux menés dans des champs aux Etats-Unis et au Canada ont montré, selon Monsanto, que cette variété résistait aux conditions les plus difficiles et offrait la possibilité d'accroître les rendements de 5 à 15 %.
Blocage
Au Canada, Monsanto avait présenté en décembre 2002 une demande d'homologation dans l'espoir de commercialiser d'ici peu le blé Roundup dans les vastes prairies de l'Ouest canadien, mais la décision de l'agence gouvernementale chargée du dossier se faisait attendre.
Redoutant un "désastre terrible", la Commission canadienne du blé "agence qui supervise la quasi-totalité des exportations de blé canadien" de même que des écologistes et des producteurs avaient formé une vaste coalition pour bloquer le projet de Monsanto.
Hier, le groupe écologiste Greenpeace a vu cette décision du géant américain comme "une victoire pour l'environnement, les cultivateurs et les consommateurs".
ATS/AFP, La Liberté, 11.05.2004
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