L'interdiction des OGM en question

Les arguments scientifiques ne justifient pas l'interdiction des cultures transgéniques, selon l'étude d'une commission britannique publiée hier.

La commission britannique chargée d'étudier le dossier des OGM refuse toutefois d'approuver en bloc l'utilisation des ces végétaux. "Les plantes transgéniques sont l'objet d'un débat intense et suscitent toutes sortes d'opinions, allant des partisans qui soulignent les avantages de ces cultures, aux opposants, très inquiets", a déclaré David King, conseiller en chef du gouvernement en matière scientifique et président de la commission. L'étude publiée hier "est unique en ce qu'elle prend en compte des intérêts et les inquiétudes du public et des experts", a-t-il affirmé. Selon cette enquête, la consommation à travers le monde de produits dérivés de végétaux transgéniques ne semble pas avoir eu d'effet néfaste sur la santé des gens ou des bêtes, au cours des sept dernières années.

Les risques pour la santé humaine présentés par les plantes transgéniques actuellement sur le marché sont très bas, a ajouté cette commission. Elle s'interroge toutefois sur les effets potentiels sur les terres agricoles et la faune et la flore. Michael Meacher, ancien secrétaire d'Etat à L'Environnement et farouche opposant aux OGM, a prié le gouvernement d'adopter "un principe de précaution". "Ils disent qu'ils n'ont pas trouvé de preuve montrant que les aliments transgéniques présentent un risque sanitaire, mais je trouve scandaleux qu'on ait juste pris cela comme un fait établi", a-t-il déclaré à la radio BBC.

AFP, La Liberté, 22.07.2003