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Depuis
des années on cherche un vaccin pour combattre le VIH. Mais
la découverte de mécanismes ancestraux au sein de la cellule ouvre
de nouveaux horizons de recherche thérapeutique.
Et si la nature avait la solution?
Il s'appelle ARN, c'est le "frère" du célébrissime
ADN, et c'est aussi le nouveau champion sur lequel les chercheurs
concentrent leurs efforts pour en faire le héros de la lutte contre
le virus VIH. ARN? L'acronyme d'acide ribonucléique – par analogie
avec l'ADN pour acide désoxyribonucléique-, un élément bien connu
de tous les étudiants en biologie, qui ont appris le rôle de médiateur
qu'il joue dans la transcription des gènes. A l'intérieur de noyau
de la cellule, le matériel génétique est enroulé sous forme de filaments
d'ADN qui composent les chromosomes. Pour fabriquer les protéines
dont il a besoin, le corps utilise cette bande magnétique sur laquelle
sont inscrites toutes les instructions de montage du corps.
Or, vu sa taille, l'ADN ne peut sortir du noyau. C'est donc sous
forme d'un "négatif" d'ARN qu'il y parvient, pour aller
ensuite, dans la cellule, servir de matrice pour fabriquer les protéines
dont le corps a besoin. On peut donc dire que c'est par l'entremise
de copies d'ARN dit "messager", ou ARNm, que les instructions
voyagent du noyau jusqu'au lieu où elles sont synthétisées en protéines
fonctionnelles.
Mais ce n'est qu'une facette de l'ARN... Car l'ARN présent dans
le corps n'est pas que "messager", tant s'en faut. Mais,
pour être honnête, il faut reconnaître que, à l'instar des gènes
dont on ne sait pas toujours à quoi ils peuvent bien servir, on
a longtemps eu pour coutume d'admettre qu'il y avait une certaine
proportion d'ARN dit "non fonctionnel" dont on ignorait
totalement le rôle.
Défenseur méconnu
Or la nature n'a pas pour habitude d'encombrer ses mécanismes
de bidules placés là juste pour "faire joli". Et l'ARNi
fait partie de ces merveilles trop longtemps méconnues qui se font
une place de choix sous les feux des microscopes.
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