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Genlex:
pas d'interdictions par la bande
Souvenons-nous: en 1998, le peuple et les cantons ont clairement
rejeté les interdictions en matière de biotechnologie et de génie
génétique.
Au lieu de solutions radicales indifférenciées, les Suisses se
sont prononcés en faveur d'un comportement responsable dans un cadre
strictement délimité. Il faut à tout prix éviter de nuire à la recherche
en Suisse, et par là même à l'emploi.
Tout ceci semble avoir été oublié, du moins au sein de la commission
compétente du Conseil national. Les dispositions de Genlex hostiles
à la recherche évacuent le génie génétique non seulement de la recherche
végétale dans le domaine de l'agriculture, mais aussi des domaines
de la science alimentaire et de la biomédecine. Les conséquences
des interdictions (moratoire) et des quasi-interdictions (critères
de dissémination non applicables) proposées par la majorité de la
commission touchent la recherche dans notre pays au cœur. Elles
mettent en péril tout d'abord nos hautes écoles et la formation
d'experts qui sont à la base de notre prospérité future.
La Suisse ne doit pas se retrouver isolée dans une technologie
clé que nos concurrents cherchent à promouvoir largement pour stimuler
la création de nouvelles entreprises et favoriser l'emploi.
Les défauts du projet en font un véritable autogoal économique:
- critères d'autorisation non applicables pour les essais de
dissémination
- interdiction de fait d'utiliser des animaux génétiquement modifiés,
même pour le diagnostic
- responsabilité civile engagée même en cas de mauvaise utilisation
par des tiers
- impossible séparation des flux de marchandises précisément
pour les substances de base en provenance de l'étranger.
Le fait que la responsabilité du fabricant soit engagée, même
pour des produits irréprochables, en cas de mauvaise utilisation
par des tiers (inobservation d'instructions impératives par exemple)
encourage la négligence. L'assurance ne marche pas non plus dans
un tel cas de figure. Le risque existe de devoir retirer des produits
qui ont fait leurs preuves, par exemple certains médicaments contre
le choléra et le typhus.
A l'avenir, le consommateur devrait être libre de choisir entre
les produits biologiques, ceux issus de la production conventionnelle
et les produits alimentaires modifiés par génie génétique, à condition
toutefois que la méthode de fabrication des produits puisse être
contrôlée et garantie.
Il appartient maintenant au Conseil national de faire prévaloir
une utilisation responsable du génie génétique et de prévenir une
interdiction irresponsable par la bande.
Thomas Pletscher, économiesuisse, 09.2002
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