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Des " Femmes contre les excès de l’initiative " sont en piste.
Engagées en politique, dans l’enseignement ou la recherche, juristes, médecins: elles sont
plus de 200 à défendre un bon usage du génie génétique.
L’initiative de ce lobby féminin revient à la conseillère nationale vaudoise Christiane
Langenberger, inspirée par ce qui s’est fait en Suisse alémanique. Un tel comité y a été
créé, après qu’on eut constaté que les femmes étaient celles qui manifestaient
le plus de craintes vis-à-vis du génie génétique, particulièrement dans ses
implications pour l’alimentation humaine. Certes, l’initiative interdirait la plantation de maïs ou de soja
transgéniques mais pas l’utilisation de produits alimentaires dérivés de ces plantes (lécithine
de soja, farine et amidon de maïs).
C’est pourquoi la Fédération romande des consommateurs (FRC) a dit non à l’initiative.
Elle lui reconnaît surtout le mérite d’avoir porté le débat sur la place publique, dit
la Payernoise Pierrette Rohrbach, présidente de la FRC-Vaud mais non-membre du comité, " pour
garder son indépendance. " Son organisation préfère se battre sur le paquet " Gen-Lex "
et pour une information correcte, afin que les consommateurs puissent choisir en connaissance de causes les organismes
génétiquement modifiées.
Jusqu'à la votation, les membres du comité " Femmes " sont invités
à écrire dans les courriers de lecteurs et à participer à plus de débats possible
pour contrer une initiative " hypocrite " puisqu’on importera toujours de l’étranger
des médicaments issus du génie génétique et contraire à l’éthique car
elle empêcherait des découvertes sur des maladies incurables.
La Liberté, Gérard Tinguely |